- Kaf Malbar, plus de vingt ans de scène, une énergie toujours aussi forte… Vos chansons ont traversé les générations. Qu’est-ce qui vous pousse encore aujourd’hui à chanter, à monter sur scène, à faire vibrer le public réunionnais ?
Kaf Malbar : C’est surtout l’envie qui pousse à moin à être là, vingt ans plus tard. Mi pense que mi lé né pour ça. Nena beaucoup de monde i veut exprime azot, mais i gagne pas. Amoin, mi exprime surtout par la musique. C’est mon moyen à moin de parler, de faire passer un message, de donner de l’énergie.
- On parle souvent de vous comme d’un artiste “profondément connecté à son public”. Comment cultivez-vous cette connexion après toutes ces années ?
Kaf Malbar : Mi pense que c’est mon côté d’origine, ma façon d’être. Mi sa pas rode fait le Français n’importe comment, n’importe quand. Mi reste comme mi lé. Le public i connaît comment mi lé, et c’est pour ça qu’il reste fidèle. Y a pas de façade.
- Le dancehall, c’est votre terrain de jeu, mais après vingt ans… Est-ce que vous avez encore envie d’explorer d’autres styles, d’autres collaborations ? Quels sont vos futurs projets ?
Kaf Malbar : Moin la déjà fait du reggae, ça la bien tourné avec "Béni Toute". Ma la fait trois EP avec du Maloya Trap. Mi sais pas si tout le monde i écoute, mais pour moin c’est les plus belles choses ma fait jusqu’à aujourd’hui. Ma envie continue explore, parce que la musique, li arrête jamais.
- Ce samedi, vous lancez votre nouvelle tournée au Théâtre des Sables. Pour ceux qui hésitent encore à venir, à quoi doit s’attendre le public ?
Kaf Malbar : Mi pense que le public i va voir du feu ! De l’énergie, mais surtout de l’énergie positive. Quand les gens vont sortir, zot va être fatigués, zot n’aura pu la voix (rires) ! C’est un vrai partage entre moin et le public. La dernière fois, nou la fait une tournée en France avec six dates. Nou la créé une belle synergie là-bas, une bonne ambiance autour de nou. Donc lé normal que nou veut refait la même chose ici, avec une tournée dans les salles.
- Le concert sera en configuration debout, comme dans les vrais shows dancehall. Ce format immersif, c’est important pour vous ?
Kaf Malbar : Oui, carrément ! Le public i fait partie du show. Mi aime quand tout le monde i danse, i chante, i participe. Ou koné, à La Réunion, n’a pas beaucoup de salles, mais dès qu’une porte i rouv, misa va et mi kass ça en deux ! Le plus important, c’est le regard du public, l’échange, la vibe. C’est ça la vraie essence du live.
- Est-ce qu’on peut s’attendre à des surprises ? Des invités, des morceaux inédits ?
Kaf Malbar : Déjà, moin mi lé une surprise à moin tout seul ! Mais oui, forcément, le public va avoir des surprises aussi.