Ïlwane est né le 4 décembre 2022 à 4h du matin, à seulement 6 mois de grossesse. Un mois plus tôt, à 5 mois, sa mère a dû subir une intervention pour poser un cerclage, afin de tenter de retarder l’accouchement. Malgré tous les efforts, il est arrivé beaucoup trop tôt. Le nourrisson pesait à peine 1 kilo 100 à la naissance.
"Dès sa venue au monde, il a été transféré en réanimation néonatale, où il restera 1 mois entier. Je n’ai pas pu le voir pendant plus de trois heures après l’accouchement. L’attente était insupportable, j’étais envahie par l’inquiétude. Heureusement, son papa était là pour m’épauler".
Quand Anaïs a enfin pu rencontrer son bébé, c’était un choc pour elle. "Il était si petit, branché de partout, intubé, relié à des machines. Il a vécu des épisodes de tachycardie, il était nourri par sonde, surveillé jour et nuit. Malgré tout cela, j’ai vu dans ses yeux le courage d’un guerrier. Et le personnel soignant, si attentif et rassurant, nous a accompagnés chaque jour."
Ïlwane va fêter ses 3 ans le 4 décembre 2025 et se porte à merveille. Il n’a aucune séquelle, aucune maladie. C’est un petit garçon plein de vie, joyeux et en pleine santé. "Il est la preuve vivante que la prématurité, même extrême, peut se terminer en victoire. Je veux partager cet espoir avec toutes les familles concernées".
Anaïs souhaite que son témoignage donne de la force à celles et ceux qui vivent cette épreuve. "Nos bébés prémas sont des guerriers. Et derrière eux, il y a l’amour, la patience, et souvent des équipes soignantes extraordinaires", conclut-elle.