Pour cette automobiliste, il n’y a qu’une seule solution.
"Je pars une heure plus tôt. Comme ça au moins, je suis sûre. On ne sait jamais avec les bouchons. C’est sur la route ici, sur tout le bas de la Possession. C’est pas mal bouché... Mais ça reste toujours moins pire que Saint-Denis le matin."
Pour un autre usager de la route, les bases sont simples :
"Moi, j’habite à la Rivière-des-Galets. Et pour traverser la Possession, il faut 25 minutes."
Arrivé dans le chef-lieu, même problème. Du Barachois au boulevard Lancastel, en début et en fin de journée : toujours des ralentissements.
" J’ai toujours un peu de bouchons... Mais bon, disons que c’est acceptable" confie cet usager. "En principe, lorsque je dois faire les courses le soir, et que je dois traverser la ville, forcément, c’est un peu plus problématique. C’est comme ça pour tout le monde. Il y a la quatre voies qui passe. Le matin et le soir aussi, c’est bouché"
Mais qu’est-ce qui explique ces embouteillages dans la zone Ouest et Nord ?
D’abord le levé du soleil. Les automobilistes subissent l’éblouissement provoquant des ralentissements et augmentant les risques d’accidents.
Autre élément : les trois voies de Saint-Paul jouent un rôle sur le nombre d’automobilistes sur les routes en direction du chef-lieu.
Lloyd Stocker chargé d’information routière au CRGT - Réunion nous confirme :
"Il y a une augmentation du flux de véhicules se dirigeant de Saint-Paul vers Saint-Denis. Cela fait beaucoup plus de véhicules qui entrent dans le chef-lieu. Cet afflux important vers Saint-Denis et des conditions lumineuses difficiles, tous ces éléments combinés expliquent un embouteillage assez important. Notamment ces derniers jours, ces derniers mois."
Pour rappel, selon les chiffres de l’INSEE, ce sont en moyenne 25 600 voitures qui entrent chaque jour à Saint-Denis.