Dans ce salon de coiffure, les employés sont préparés aux coupures d’eau. Depuis la sécheresse du début d’année, ici, on a appris à fonctionner au système D. "On avait nos réserves d’eau, mais ce n’était pas agréable car nous étions à deux pour faire un shampoing. Une qui rince à la bouteille, l’autre qui shampouine. Ça pénalise deux personnes pour une prestation", raconte Aurélie Oudin, coiffeuse au salon "Brin d’élégance" à Saint-André.
À Cambuston, chacun s’organise comme il peut face au manque d’eau, comme la mère de Véronique Il n’y a pas de coupure ce lundi soir : la pression retombe. "On est obligés de définir les repas de famille à faire le midi et non le soir à cause des coupures d’eau. C’est imprévisible, c’est la deuxième année, il y a de plus en plus de coupures. Elle n’a pas d’autres choix que de s’adapter par rapport aux horaires", explique la mère de Véronique.
Selon la CISE, le début de semaine reste stable : un débit suffisant pour maintenir une distribution en continu et éviter les coupures à Saint-André et Salazie. Invité ce matin du 6-8, Ansamn, le directeur de l’eau à la CIREST averti : Bras-Panon pourrait être aussi concerné à l’avenir. "Pour satisfaire les besoins sur Saint-André et Bras-Panon, il nous faut environ, 1000 mètres cubes par heure dans le cours d’eau. En période d’étiage, on atteint 300 à 400 mètres cubes par heure", détaille Laurent Jean-François, directeur de l’eau à la CIREST.
Mais prudence, la CISE reste en alerte. Les pluies du week-end n’ont pas assez rechargé le captage du Bras des Lianes. Les équipes restent en observation, dans l’attente de nouvelles précipitations.