La vente de véhicules neufs est en chute libre ces dernières années. En 2024, elle était de moins 12% par rapport à l’année précédente et moins 21% par rapport à 2019. Le marché automobile souffre et les automobilistes en pâtissent. Le prix des réparations ne cessent de grimper.
"Je pense que ça coûte plus cher de toute façon. A mon époque... vu aujourd’hui, je pense ça a multiplié deux fois hein"
Dans ce garage de Saint-Benoît, on s’occupe surtout de véhicules gravement accidentés.
" En pièce y a pour 16 000 euros là-dessus en coût de réparation et 1900-2000 euros de main-d’oeuvre"explique Bernard Poui-Di, gérant d’un garage à Saint-Benoît.
Des montants que les clients ne pourraient pas assumer sans l’appui des assurances. Ici, la majorité des réparations sont couvertes par les compagnies.
"Le coût de la réparation avant et aujourd’hui, il y a une grosse différence de prix. Au niveau des coûts des pièces et en approvisionnement ici, c’est pas facile" poursuit Bernard Poui-Di, gérant d’un garage à Saint-Benoît.
Depuis 2019, le prix des pièces détachées a augmenté de 25,7% soit près du double de l’inflation en général. Le prix des assurances automobiles pourrait lui aussi grimper de 10 à 15% selon ce courtier :
" On va dire que si on devait avoir une assurance entre 500 et 550 euros par an on serait plutôt effectivement entre 630, 650, 660 euros par an maintenant", indique Adrien Marlier, courtier en assurance.
Pour les importateurs de voitures, cette flambée des prix est multifactorielle.
"L’industrie automobile est en train de vivre ses pires années avec différents facteurs qui viennent se cumuler : déjà l’augmentation des matières premières, le changement des normes européennes où les voitures doivent avoir des freinages d’urgences, des appels d’urgences. Donc des équipements qui n’existaient pas à une certaine époque et qui viennent se greffer sur le coût de revient du véhicule", explique Philippe-Alexandre Rebboah, président du syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion.
Face à ces hausses, les automobilistes s’adaptent : 42% des Français utiliseraient moins souvent leurs véhicules, pour préserver leur budget.