Le communiqué de presse du Préfet de La Réunion :
Ce vendredi 5 septembre 2025, deux arrêtés prescrivant une interdiction de paraître ont été notifiés par les forces de sécurité intérieure à des individus en raison de leur présence récurrente, sur un périmètre délimité, occasionnant des troubles à l’ordre public dont vol avec violence sur fond de trafic de stupéfiants, livraison de stupéfiant ou encore vol avec menace d’une arme de poing et exposant les riverains à des produits dangereux.
Aux fins de faire cesser cette occupation et les troubles à l’ordre public qui en résultent pour les riverains, les personnes concernées ont interdiction de se trouver dans des lieux précis pour une durée d’un mois.
- Fermeture administrative d’établissement en lien avec un trafic de stupéfiant
Le préfet peut fermer administrativement et temporairement tout commerce, établissement ou lieu ouvert au public, afin de prévenir la commission ou la réitération d’infractions liées aux stupéfiants, mais également de prévenir et faire cesser les troubles à l’ordre public en résultant.
Localement, une procédure est en cours d’instruction et devrait aboutir dans les prochains jours à un arrêté de fermeture.
- Expulsions facilitées des logements occupés par des trafiquants
Les procédures d’expulsion de logements occupés par des trafiquants sont simplifiées. Désormais, en cas de trafic avéré, mettant en péril l’ordre public aux abords de logements, le préfet peut enjoindre au bailleur (social ou privé) de saisir le juge en vue de résilier le bail.
A ce jour, bien qu’aucune procédure ne soit engagée concernant des expulsions liées au trafic de stupéfiants, 8 expulsions sont en cours d’instruction sur la base du droit commun dans le cadre de la lutte anti-bandes, parmi lesquelles le trafic de drogue est lié.
- Forte hausse des amendes forfaitaires délictuelles (AFD)
À cet arsenal nouveau, s’ajoute un outil utilisé de manière intensive, les AFD pour usage de stupéfiants.
À La Réunion, 1 626 AFD pour usage de stupéfiants ont été dressées depuis le début de l’année 2025, c’est 91% de plus par rapport à la même période l’année dernière et + 660% par rapport à 2023.
Cette amende, d’un montant de 200 €, est inscrite dans le casier judiciaire du contrevenant et permet de sanctionner immédiatement l’usage de stupéfiants.