Cléa s’est installée dans sa chambre au Crous dimanche soir et paye un loyer de 175 euros. A son arrivée, la consternation. Son appartement de 9 m2 présente des signes d’insalubrité.
"Quand j’ai vu ça ma tête s’est un peu décomposée. La femme de ménage qui a fait l’état des lieux avec moi. Elle n’est pas censée le faire, mais personne n’était disponible. Elle a mis que tout était en mauvais état, et elle s’est excusée".
Elle a posté sa vidéo sur les réseaux sociaux.
"Mes amis ont identifié le Crous et partagé. J’ai fait la story le soir à 21h. Le lendemain à 9h le directeur du Crous m’a appelé et m’a dit qu’il prenait ça directement en charge. Je trouve ça malheureux et obligé de devoir les afficher et aller jusque là. "
Malgré un grand nettoyage avec sa mère, les traces persistent, elle fuit son appartement quand elle peut. Cette insalubrité joue aussi sur son moral, son mental et ses études. "Je sais que je ne suis pas la seule à ce point là. J’ai des anciens camarades qui ont fini leurs études et disent que eux même n’ont jamais mis un pied au Crous si ce n’est dans la chambre de leur camarade et ils comprennent pourquoi. Leurs amis disaient que c’était difficile avant".
On compte à La Réunion 1334 logements étudiants gérés par le Crous.