C’est un symbole fort, le drapeau palestinien hissé sur la mairie de Saint-Denis :
« On peut faire la paix quand il y a deux États, mais pas avec un territoire et un État », « Moi je pense que c’est une bonne chose, car je suis touché par ce qu’il se passe là-bas. C’est un bon début. »
La maire de la commune, Ericka Bareigts, répond à l’appel du Parti socialiste (PS) : « L’ONU dit aujourd’hui qu’il y a une guerre génocidaire face au peuple palestinien. Nous ne pouvons pas tourner la tête, nous ne pouvons pas regarder ailleurs. »
À Sainte-Suzanne, les gendarmes sont intervenus pour empêcher la levée du drapeau palestinien. À la demande du ministère de l’Intérieur, la préfecture s’est opposée à cette initiative et évoque une atteinte au principe de neutralité des services publics : « Le pavoisement au moyen du drapeau palestinien d’un édifice public est une atteinte au principe de neutralité des services publics. »
Huguette Bello, présidente de la Région, conteste la demande du ministre de l’Intérieur démissionnaire, qui a enjoint les préfectures d’interdire l’affichage des drapeaux palestiniens sur les mairies : « À ce que je sache, Bruno Retailleau n’est plus ministre. Il se met là en face du président de la République qui reconnaît l’État de la Palestine. » La levée du drapeau au Conseil régional s’est déroulée en présence de plusieurs Franco-Palestiniens : « Comme disait un historien, c’est bien de reconnaître un État qui n’est finalement plus qu’un cimetière. »
Le drapeau palestinien a été hissé devant la mairie du Port et devrait l’être également cet après-midi à la mairie de Saint-Paul.