Après le passage de Garance, les cacaoyers se retrouvent couchés sur le sol. La plupart d’entre eux n’ont pas résisté aux rafales et aux fortes pluies. Depuis six ans, Edvin s’affaire à cultiver du cacao dans l’Est de l’île. Sa production n’est pas indemne suite au passage cyclonique en début d’année. Le constat est sans appel, l’entièreté de la première récolte a été perdue. "Après le passage de Garance, on a perdu 80 à 90% de la récolte", confie Edvin Payet.
À sa grande surprise, après le passage du cyclone, Edvin a vu quelques-uns de ses cacaoyers fleurir. Pour lui, le cyclone a provoqué du stress aux arbres qui ont fini par fleurir. "Juste après Garance, tous les arbres étaient plumés, il n’y avait plus une feuille dessus. On était désespérés, on pensait que les arbres allaient mourir. Au bout de 15 jours, ils ont recommencé à bourgeonner et la floraison est arrivée tout de suite après", raconte l’agriculteur.
De la fleur à la cabosse il faut compter environ 8 mois. La production de cacao se fait en deux saisons. De janvier à mars a lieu une première floraison qui permet une récolte au mois d’avril. Au second semestre la floraison débute en mai pour un début de récolte au mois d’août. Cette année la récolte a pris un mois de retard. La filière est aujourd’hui fragilisée, ce qui n’assure pas une production abondante. "La production sera inférieure à ce qu’on a l’habitude d’avoir. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de chocolat Réunion chez les chocolatiers, mais il y en aura moins", explique Bernard De Franchin, président de l’association cacao péi.
La prochaine récolte aura lieu le 15 octobre prochain. Sur l’île ils sont 8 producteurs de cacao, un nombre inférieur à celui des chocolatiers.