La prescription de l’arrêt maladie deviendra plus stricte. Une loi devrait mettre en place une limite de durée d’absence.
Si un patient doit se mettre en arrêt, le médecin de ville ne pourra prescrire qu’un mois maximum. En cas de renouvellement, la durée ne peut excéder deux mois.
Ce changement a comme objectif pour le gouvernement de mieux encadrer les arrêts maladie, qui coûtent 11 milliards d’euros par an à l’Etat. Mais pour les professionnels de santé, le problème est ailleurs.
"Je pense que ce n’est pas tellement le problème des arrêts de travail abusif mais c’est à la marge. On ne peut pas dire que tout le monde fait un travail superbe et y a toujours des médecins déviants et des arrêts de travail abusifs. Dans la majorité des cas c’est plutôt des problématiques de reprise de travail avec un manque de moyen qui peut être fait au sein de l’entreprise . Donc c’est plutôt un manque d’accompagnement de la reprise du travail qu’il faudrait souligné", nous dit la docteur Christine Kowalczyk, présidente de la confédération des syndicats médicaux français Réunion (CSMF).
Mais à l’origine, la durée d’une première prescription ne devait pas dépasser les 15 jours. C’est un amendement du Parti socialiste qui a porté cette durée à 30 jours.