3 mois de travail en moins, c’est ce que prévoit la suspension de la réforme des retraites, une avancée et des doutes.
Philippe Naillet, député PS, se satisfait de la suspension de la réforme. Pour le PS il s’agit d’un premier pas obtenu avant une abrogation. "Lecornu n’aurait jamais porté un amendement d’abrogation. Nous avons obtenu la suspension, qui va concerner 3.500 000 Français. Les 1964, certains nés en 1965 , les carrières longues, les fonctionnaires. La suspension c’est une première fenêtre vers l’abrogation."
A la Réunion, 5000 demandes annuelles des départs à la retraite, si la suspension s’applique, environ 1/4 d’entre eux profiterait d’un départ anticipé . Un chiffre plus important à l’échelle nationale.
"Il y en a qui ont eu des métiers pénibles, difficile donc de partir 3 mois, 6 voire 9 mois plus tôt, je trouvais ça très bien après se pose le problème de financement de tout ça. Il faut savoir qu’en France en général, il y a à peu près 690 000 demandes de retraites par an. Il faut faire face à des réalités économiques et savoir où on finance tout ça. C’est là l’équilibre à trouver", estime Adham Choucair, expert retraite.
La suspension de la réforme des retraites pourrait coûter 1 milliard d’euros par trimestre à l’Etat français.