Le communiqué :
Depuis le 1er novembre 2025, la nouvelle convention nationale encadrant le transport sanitaire par taxi est entrée en vigueur.
Cette réforme, imposée par l’UNCAM sans concertation réelle, entraîne de graves conséquences pour les patients réunionnais et les professionnels du transport sanitaire.
Face à cette situation, l’Intersyndicale des Taxis de La Réunion a décidé de mettre en place un service restreint, afin d’alerter sur les dangers de cette convention pour l’accès aux soins sur notre île.
DES CONSÉQUENCES DIRECTES POUR LES USAGERS
Augmentation du délai d’attente dans les hôpitaux et cabinets médicaux.
Trajets rallongés et détours liés au transport partagé obligatoire.
Facturation au patient en cas de refus du transport partagé.
Suppression de l’accompagnement administratif des patients dans les services de soin, décidée par la
CGSS.
Prescription médicale obligatoire et datée avant tout transport, sous peine de refus de prise en charge.
Baisse du nombre de taxis disponibles, certaines zones ne seront plus desservies.
Aucun retour garanti : les trajets sont désormais attribués par des plateformes centralisées.
Un réseau routier déjà saturé, aggravé par une croissance constante du parc automobile, rallongeant les temps de trajet et les délais de prise en charge.
Cette réforme fait peser une lourde menace sur les patients fragiles : dialysés, cancéreux, personnes âgées ou à
mobilité réduite.
UNE INJUSTICE POUR LES OUTRE-MER
La convention accorde aux grandes villes métropolitaines un forfait additionnel de 15 €, mais seulement 3 € pour les DROM, alors que :
La Réunion est un territoire montagneux, avec des trajets souvent longs et sinueux
Le coût de la vie y est supérieur de 30 à 40 %
Plus de 85 000 personnes dépendent chaque année du transport sanitaire par taxi.
Cette inégalité tarifaire est un mépris manifeste pour les territoires ultramarins et leurs patients.
L’Intersyndicale des Taxis de La Réunion