De Saint-Leu aux avions
Rien ne prédestinait Anaëlle à devenir Personnel Navigant Commercial (PNC). Diplômée d’un baccalauréat sanitaire et social, elle se dirige d’abord vers un cursus lié au monde infirmier. Mais lors d’un Erasmus au Portugal, un déclic : « C’est à ce moment-là que j’ai décidé de devenir hôtesse de l’air. »
Fascinée depuis petite par les appareils qu’elle observait à l’aéroport de Gillot, elle obtient en 2023 son certificat de membre d’équipage de cabine, puis s’envole vers l’hexagone. Elle débute chez Volotea, avant d’intégrer HOP ! en 2024, une fierté : « Je ne pensais pas intégrer une compagnie aussi prestigieuse si tôt. Représenter La Réunion dans l’uniforme de la compagnie nationale, c’est un honneur. »
Quitter La Réunion, la première épreuve
Devenir hôtesse de l’air implique aussi des sacrifices. Le plus difficile pour Anaëlle était de quitter son île. À 21 ans, elle s’installe à Aix-en-Provence. « Les premiers mois ont été compliqués : trouver un appartement, apprendre le métier, se faire des amis… C’était un nouveau départ, loin de ma famille. » Grâce au soutien de ses proches, elle trouve progressivement sa place et s’épanouit dans un métier exigeant. Aujourd’hui, elle retourne régulièrement au pays lorsqu’elle le peut : « La Réunion me manque, mais je suis fière de mon évolution. »
Un métier de passion et de sécurité
Être hôtesse de l’air, c’est assurer le confort des passagers… mais avant tout leur sécurité. « Nous sommes formés au secourisme, à la gestion de feu, aux situations d’urgence. La sécurité des vols est notre priorité absolue. » Basée à Paris-Charles de Gaulle, Anaëlle effectue un à quatre vols par jour. Ses journées débutent par un briefing, suivi d’une visite prévol de l’appareil, puis des rotations variables en Europe. Un rythme intense, jamais identique : « C’est ce que j’aime le plus : il n’y a aucune routine. »
Un message pour les jeunes Réunionnais
La jeune Réunionnaise n’oublie pas d’où elle vient. À ceux qui rêvent de suivre son chemin, elle adresse un message fort : « Il est normal d’avoir peur, mais il ne faut pas laisser la peur décider à notre place. Il faut oser, croire en soi, et être bien entouré. Il faut le faire pour nous-mêmes… et pour La Réunion ! »