Un geste qui se répète dans les cabinets médicaux : à l’intersaison, les petits virus refont surface. Salles d’attente et pharmacies ne désemplissent pas.
La grippe est bien présente, mais d’autres épidémies s’installent dans l’océan Indien à chaque rentrée. « On a deux épisodes actuellement d’épidémie : des rhinopharyngites classiques avec nez qui coule, mal de gorge, fatigue, et la gastro avec douleurs abdominales, diarrhée et vomissements qui durent deux à trois jours. Certaines rhinopharyngites sont aussi des pharyngites à VRS et ça, c’est plus inquiétant car cela entraîne chez le bébé des bronchiolites qui nécessitent de l’oxygène et parfois une hospitalisation. Ce sont des périodes plutôt stressantes pour les parents », explique Christine Kowalczyk, médecin généraliste et présidente de l’Union régionale des médecins libéraux.
Rien d’alarmant pour l’instant selon l’ARS, qui rappelle l’importance de la prévention et des comportements à adopter. « Pour la grippe, il y a le vaccin, qui est toujours disponible : nous avons encore des quantités suffisantes pour ceux qui le souhaitent. Pharmacien, médecin, sage-femme, infirmier peuvent le proposer. Pour le reste, ce sont les mesures classiques avec les gestes barrières : lavage des mains, port du masque », ajoute Jérôme Schmidt, pharmacien et inspecteur de santé publique à l’Agence régionale de santé.
L’épidémie de grippe reste donc sous contrôle, mais les passages aux urgences pour gastro ont fortement augmenté, avec 92 passages la première semaine de septembre contre 57 la semaine précédente.