Depuis 2 ans, Laure apprend à vivre avec le SOPK, syndrome des ovaires polykystiques, un quotidien qu’il a fallu réorganiser, adapté jour après jour . "Les hormones sont déséquilibrées, donc on va avoir plusieurs symptômes généralement quand on demande lors des examens gynécologiques : est-ce que vous avez une hyper-pilosité, une hyperpigmentation, une prise de poids assez conséquente. Dans mon cas, ça a été assez conséquent parce que j’ai pris une trentaine de kilos en à peu près 3 ans, c’est un peu quelque chose difficile à vivre. Moi je dis il ne faut pas perdre espoir. A un moment j’ai perdu espoir. J’ai été dans le déni, je n’ai pas voulu comprendre et le problème c’est que ça empire la situation."
Le syndrome se manifeste par un dérèglement de l’ovulation. Celle-ci ne se déroule pas comme elle le devrait. Le processus démarre mais reste bloqué à ce stade initial. Résultat : une ovulation difficile parfois absente et des complications possibles.
"On se retrouve avec des règles qui ne sont plus régulières c’est ça qui doit alerter les patientes ou une absence de règles. C’est ça qui doit alerter les patientes. Après avoir eu leur première règle, elles ont entre 14-18 ans et ensuite si elles se mettent à ne plus avoir très régulière une fois par mois, c’est ça qui peut mettre la puce à l’oreille. Donc règles très espacées, 35 à 40 jours ou règles qui sautent des fois plusieurs mois, ça se diagnostique des fois en consultation d’emblée par l’interrogatoire ensuite on fait une échographie du pelvis qui permet de constater que l’ovaire n’est pas comme d’habitude ne contient pas que 4-5 ovules en devenir mais plusieurs vingtaines ou trentaines. Ca c’est assez atypique. Enfin il y a une prise de sang complémentaire qui peut confirmer ce diagnostic par des dosages hormonaux qui sont faits en début de cycle", nous explique Mathias Deleflie, gynécologue médical et obstétrique.
Le syndrome touche environ 1 femme sur 10 et constitue la première cause d’infertilité féminine. Il peut aussi impacter le métabolisme, favoriser une prise de poids et augmenter les risques cardio-vasculaires.