Les mis en cause ont été déférés devant le parquet de Saint-Denis aux alentours de 18 heures, après leur arrivée au tribunal vers 16 heures. La procédure a pris du retard en raison du mouvement de grève en cours qui mobilise plusieurs professionnels du milieu judiciaire.
Selon nos informations, l’homme retenu de force n’était pas le propriétaire de l’appartement où la BAC est intervenue dans la nuit de mardi à mercredi. Un quatrième suspect a été interpellé ce mercredi et doit lui aussi être déféré prochainement. Plusieurs des prévenus sont déjà connus des services de police.
Parmi eux, un mineur qui n’est pas connu de la justice. Son avocate affirme que son rôle dans l’affaire serait secondaire.
Désormais, c’est au juge des libertés et de la détention de décider : placement en détention provisoire ou remise en liberté sous contrôle judiciaire en attendant leur procès.
Pour rappel dans la nuit de mardi à mercredi, la brigade anti-criminalité territoriale est intervenue dans un logement du quartier Mille Roches à Saint-André. Sur place, les policiers cassent la porte dans un appartement, ils tombent nez à nez avec trois individus qui auraient, selon les informations de la police, molesté un homme retenu contre son gré.
La séquestration accompagnée de violences en réunion est passible de 20 ans de réclusion criminelle, voire 30 ans si les faits sont aggravés.
Les prévenus pourraient être jugés dès vendredi, ou plus tard en cas de comparution à délai différé.