L’ex-pompier reconnaît les faits et présente ses regrets. Il admet ne pas avoir pris la bonne décision en refusant de porter secours à la victime, comme son collègue le lui demandait. Il explique qu’il était entièrement concentré sur l’intervention initiale.
Mais à la barre, il laisse aussi apparaître sa colère. Pourquoi, dit-il, le sergent au volant du camion n’a-t-il pas pris l’initiative d’aller porter secours, même contre l’ordre du supérieur ? Pourquoi l’appel à l’aide lancé directement aux pompiers dans la caserne n’a-t-il pas été pris en compte ? Selon lui, il est aujourd’hui le seul à assumer ses responsabilités.
Les magistrats cependant affichent leur incompréhension, mettant en avant ses contradictions, une question revient : pourquoi ne pas avoir vu la nécessité d’aller secourir la victime ?
Les avocats n’ont pas encore plaidé pour le moment. L’avocate de la défense, Maître Settama, devrait plaider la relaxe.
Le jugement est attendu plus tard dans la journée.