Le lundi 10 octobre 2023, aux alentours de 13 h, Stanley, un motard, percute de plein fouet un véhicule devant le lycée Georges Brassens, à Saint-Denis. Malgré l’arrivée des secours, il ne survivra pas. Deux ans plus tard, sa mère revient sur les lieux du drame : « Je ramène une petite fleur, la pensée pour tout le monde, lui dire que ça ne s’oublie pas. On n’oublie jamais rien quand on est maman. On est maman jusqu’au dernier souffle. Je ne sais pas ce qui s’est passé, on ne le saura peut-être jamais. La personne rentrait sur son lieu de travail, a fait un dépassement, et en trois secondes, elle a pris une décision… une décision qui a coûté la vie à mon fils. J’ai ensuite appris que cette personne était malentendante, portait un appareil et n’avait pas mis son clignotant. Peut-être que s’il avait entendu le bruit de la moto, l’alerte… on ne lui a laissé aucune chance. »
Si la conductrice du véhicule a été mise hors de cause lors de l’enquête, Marie-Josée continue de s’interroger sur les circonstances de la mort de son fils, hantée par ces trois secondes fatales.
Comme chaque année depuis deux ans, elle se rend ensuite au cimetière pour se recueillir sur la tombe de Stanley : « À chaque fois que je viens, je mets sa musique, parce que chez nous, on ne reste pas dans la tristesse. Même si la vie est terminée, ça continue derrière, et on continue à garder le moral, le sourire. Lui, il voulait me voir me relever. Je lui dois ça, et je le dois aussi à mes autres enfants. »
Marie-Josée sait qu’elle vivra toujours avec le souvenir de son garçon, mécanicien passionné de moto. L’année de sa disparition, Stanley avait fêté ses 25 ans.