C’est une réputation qui nous colle à la peau. L’image d’un département où les violences conjugales sont presque banalisées. Parce que oui, La Réunion joue les premières places en terme de violences intrafamilliales. Dans beaucoup de dossiers, les violences sont engendrées par une consomation d’alcool. Ce dossier du 12 novembre ne déroge pas à la règle.
Il y a quelques jours, à Saint-Denis, les effectifs de police sont contactés pour des violences sur conjoint. À leur arrivée, ils trouvent une femme, encore marquée par les coups subies. Le suspect n’est autre que son concubin. Interpellé rapidement, Laurent P., âgé de 49 ans est alcoolisé. Ce dernier aurait consommé du rhum et du whisky.
La dispute serait partie d’une histoire de jalousie. Le prévenu aurant complétement vrillé et frappé sa compagne à plusieurs reprises. La violence d’un des coups est telle que la victime aurait cassé un des murs dans sa chute.
30 jours d’incapacité totale de travail
Suite à ces violences, un premier médecin analyse la victime et fixe une ITT à deux jours. Un second médecin l’analyse de nouveau et rajoute 28 jours. Soit 30 jours d’incapacité totale de travail. Des multiples fractures au niveau de l’oeil et des côtes.
Invité à s’expliquer sur les faits, Laurent P. dit dans un premier temps qu’il regrette ce déchaînement de violence. Il rejette la faute sur sa consommation d’alcool au moment des faits. "C’est un excès de colère et c’est regrettable", explique-t-il simplement au tribunal.
Des explications maigres pour le ministère public. D’après la procureur, les blessures suffisent à parler d’elle même. Le ministère public estiment que les faits sont d’une extrême gravité. Selon elle, le prévenu minimise les faits et n’a pas eu une prise de conscience immédiate. À son encontre elle requiert 12 mois d’emprisonnement avec un maintien en détention.
L’avocate de la défense appuie sa plaidoirie sur le casier vierge de son client. Elle explique que ce dernier ne s’est jamais montré violent dans sa précédente relation qui a duré 21 ans. L’avocate poursuit en proposant une peine sous bracelet électronnique ou une peine mixte pour son client.
Après en avoir délibéré, les magistrats l’ont condamné à 1 an de bracelet électronique avec une interdiction de contact avec la victime.
-LV