Insultes racistes dès le collège : « bamboula, sale singe », violences physiques et humiliations quotidiennes ont rythmé sa scolarité.
« Dans les couloirs, on me donnait des claques dans la tête, on me touchait les cheveux en disant que c’était de la moquette », raconte-t-il. « Ils m’ont violemment attrapé le bras… Je me souviens aussi d’un étranglement dans le bus scolaire », ajoute l’adolescent.
Malgré des plaintes et plusieurs signalements, les brimades ont continué. Épuisé, Thays a fini par développer une phobie scolaire, poussant sa famille à le déscolariser pendant plus d’un an pour le protéger. « C’est la double peine », regrette sa mère.
Aujourd’hui lycéen en internat, il a retrouvé un environnement apaisé. En partageant son histoire, lui et sa mère espèrent avant tout que les institutions prendront davantage au sérieux les situations de harcèlement scolaire.