Un drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi à Sainte-Rose. Un homme âgé de 69 ans est décédé lors d’une intervention de la gendarmerie à son domicile, peu après 20h30.
Selon les premiers éléments, les militaires étaient initialement mobilisés pour apaiser un différend de voisinage. Sur place, ils auraient ensuite été sollicités dans le cadre d’une hospitalisation sous contrainte, l’homme refusant de suivre les ambulanciers venus le prendre en charge.
Lorsque les gendarmes sont arrivés sur les lieux, le sexagénaire se serait retranché chez lui, en possession d’une arme blanche. Les militaires ont alors forcé la porte de l’appartement pour tenter de le maîtriser.
D’après les premiers témoignages, un tir de taser aurait d’abord été effectué, avant que l’un des gendarmes ne fasse usage de son arme à feu. Le coup aurait été fatal à l’homme, décédé sur place.
Dans cette résidence habituellement calme, plusieurs voisins décrivent un homme affaibli physiquement, souvent hospitalisé, mais sans histoire.
« Ce n’est pas crédible de tuer une personne comme lui. Il avait du mal à se déplacer, il mettait dix à quinze minutes pour monter les escaliers. Il vivait ici depuis l’ouverture de l’immeuble. Ce n’était pas quelqu’un de violent », confie un habitant.
La préfecture a été informée du décès. Le parquet de Saint-Denis a ouvert une enquête judiciaire pour déterminer les circonstances précises du drame.
Dans un communiqué, il précise que cette enquête survient « à la suite du décès d’une personne dans le contexte d’une intervention à domicile de la gendarmerie nationale pour une hospitalisation sous contrainte", "la famille de la personne décédée sera accompagné par l’association ARAJUFA ».