Les proches de l’accusé devraient témoigner à la barre. Les experts, psychologues et psychiatres devraient également dévoiler leur rapport. L’accusé, lui, sera interrogé à la suite de ces expertises.
Il devra expliquer son rôle précis dans l’assassinat de l’adolescente. Il risque jusqu’à 30 ans de prison si l’excuse de minorité est levée.
Une ouverture de procès à l’atmosphère pesante
Au premier jour du procès, le huis clos obligatoire a été prononcé par la présidente de la cour d’assises, l’accusé étant mineur au moment des faits.
Le temps fort de cette première journée : le témoignage de sa co-accusée, déjà condamnée à vingt ans de réclusion en septembre dernier,la peine maximale pour un mineur de moins 15 ans.
Elle raconte, à nouveau, le déroulé du jour de l’assassinat. L’adolescente affirme avoir été sous l’emprise de son ex-petit ami.
Dans le box, le jeune homme, l’air impassible et le regard dans le vide, écoute la lecture de l’acte d’accusation sans réagir.
Face à lui, six jurés populaires composé de cinq femmes et un homme, appelés à décider de son sort.
Un accompagnement psychologique et juridique leur est proposé par l’association d’aide aux victimes, ARAJUFA, pendant toute la durée du procès, pour mieux appréhender le récit de l’horreur du guet-apens meurtrier.
À la barre, les médecins légistes, l’enquêtrice et les parents de Shana s’expriment. Les membres de la famille sont sortis plusieurs fois de la salle d’audience, sonnés par la violence des faits.
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