Sous ordre de la préfecture de La Réunion, la fermeture de cette épicerie étonne les habitués de cette supérette.
« Je suis très étonnée ce matin, je ne pensais pas que c’était fermé ». / « Toutes les semaines je viens ici et je n’ai jamais vu de trafic ».
Les riverains expriment leur confusion face aux soupçons de trafic de stupéfiants qui touchent ce commerce, point de rencontre dans la rue des Corsaires à Saint-Denis.
« Ça fait plus de 20 ans que je suis ici, il y a déjà eu des petits trucs avec les jeunes, mais c’est comme dans les autres quartiers ». / « Je viens ici régulièrement, je n’ai jamais vu aucun trafic ».
Le gérant, détenu provisoirement pour trafic de drogue avant d’être relâché, risque une fermeture définitive de son établissement faute de pouvoir assumer les charges durant l’arrêt de l’activité pendant 6 mois : « En tant que gérant, il va être difficile pour nous de tenir le coup face à cette fermeture administrative. Nous avons 5 employés qui représentent des charges importantes. Nous ne sommes en aucun cas impliqués dans un trafic de drogue. J’ai d’ailleurs été acquitté à la barre du tribunal le 10 septembre pour trafic de stupéfiants », explique le gérant de l’épicerie Le Flibustier à Saint-Denis.
Cette fermeture administrative est la 1ʳᵉ utilisation à La Réunion de la loi du 13 juin 2025 pour lutter contre le narcotrafic : « Si, au cours des mois et des années, on peut fermer plusieurs établissements de ce genre avec le concours de nos collègues de la brigade des stupéfiants, ça ne peut qu’aller dans le bon sens ».
La loi pour riposter contre le narcotrafic, promulguée en juin 2025, prévoit des leviers administratifs pour agir plus rapidement contre le trafic de drogue.