Fin de première matinée à la Cour d’Appel, un professeur d’aïkido, déjà condamné en première instance à 12 ans de réclusion criminelle pour le viol d’un de ses élèves de 16 ans. Il joue jusqu’à demain son avenir judiciaire. Les faits remontent à 2022 à Petite-Île, le mis en cause, Alain de son prénom, a toujours maintenu que les relations étaient consenties et qu’il avait une liaison sentimentale avec son élève, une défense encore plaidée aujourd’hui. "C’est un dossier qui est, sur le plan strictement juridique, très complexe. Toute la question, c’est la question de la preuve de ce qui est reproché à notre client qui bien sûr, clame son innocence", explique maître Iqbal Akhoun, avocat de la défense.
En 2023 les enquêteurs avaient retrouvé dans les disques durs du sexagénaire, des milliers de photos et vidéos à caractère pornographique gay, dont un fichier faisant mention de mineurs de 14 ans. Ce matin, la victime est accompagnée de ses proches. Le jeune garçon est désormais majeur et témoigne de nouveau à huit clos. Selon son avocat, il reste profondément marqué mais veut faire entendre sa voix. "C’est un vrai calvaire pour eux de venir à nouveau s’expliquer sur des faits qui datent d’il y a trois ans pour lesquels l’accusé nie avoir commis le moindre crime. C’est un peu pesant pour eux de revenir s’expliquer, même pour les témoins d’ailleurs", détaille maître Guillaume Darrioumerle, avocat de la partie civile.
En 2011, le maître d’aïkido a déjà fait état de deux condamnations pour des faits d’agression sexuelle et administration de substance nuisible à un mineur de 15 ans par une personne ayant autorité sur la victime.