Vendredi dernier, les parents de Mavid remarquent que leur enfant souffre d’une forte diarrhée.
Un décès tragique
Ils décident de se rendre au CHOR. Sur place, les médecins conseillent aux parents de rentrer chez eux et leur remettent une ordonnance.
Le lendemain, l’état de Mavid s’aggrave drastiquement : « Il avait beaucoup de fièvre et commençait à être déshydraté. Nous avons essayé d’appeler les secours, mais aucune réponse. Avec l’aide d’un voisin, nous avons transporté notre enfant une nouvelle fois au CHOR, mais il n’y avait plus rien à faire. Il est décédé après un arrêt cardiaque et ils n’ont pas pu le réanimer », témoigne Sophie*, la maman.
Une autopsie a été pratiquée et les résultats sont tombés ce lundi 13 octobre : « Nous avons reçu les résultats ce lundi soir. Ils confirment qu’il est décédé suite à une déshydratation provoquée par la gastro-entérite », précise Sophie*. « Aujourd’hui, malgré notre peine, nous ne comprenons pas pourquoi nous avons dû rentrer chez nous alors qu’il était malade. Ils auraient dû le prendre en surveillance, surtout qu’il y a une épidémie en ce moment. Ce n’est pas normal. Même si nous allons porter plainte, cela ne servira à rien : notre fils ne reviendra pas. »
* nom d’emprunt
Une épidémie en cours
Vomissements, diarrhées, crampes abdominales : la gastro-entérite fait son retour sur l’île. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés, avec plus d’un quart des cas recensés.
Selon Santé publique France, 78 passages aux urgences ont été enregistrés entre fin septembre et début octobre, contre 44 à la mi-septembre. Dans les pharmacies, les conseils restent les mêmes : l’hygiène est le meilleur moyen de se protéger. « Il faut penser à bien réhydrater l’enfant, aller voir le médecin, il peut y avoir de la fièvre également. Il faut être vigilant si jamais il y a des symptômes importants, notamment chez les moins de 2 ans », explique Noéline Caroff, pharmacienne.
Chaque année, la gastro-entérite touche des milliers de Réunionnais. Des gestes simples peuvent suffire à éviter la contamination, surtout en période de forte circulation virale.