Il y a deux ans, Nicolas Nebot, réunionnais, scolarisé dans l’Hexagone s’est donné la mort. Il a été victime de harcèlement scolaire pendant plus d’un an. Le jeune homme a mis fin à ses jours dans sa chambre, il a été retrouvé pendu par sa mère.
Sa mère, Béatrice Le Blay a témoigné pour M6 : "On vous prévient que Nicolas a fait une tentative de suicide le 26 janvier 2023. Je n’étais pas au courant. Ça a été un choc terrible parce qu’on s’est dit : il faut qu’on réagisse tout de suite. On a décidé d’aller voir le proviseur. On a pris un rendez-vous. On arrive sur place et là, il nous a reçus comme des chiens dans un jeu de quilles. Vous n’avez pas de dossier, vous n’avez pas de preuves, vous n’avez rien."
Malgré les démarches et les plaintes, l’éducation nationale n’a pas aidé le jeune réunionnais et ses parents.
"Nous, on a été sidérés, on s’est dit : « mais qu’est-ce qu’il se passe ? » On est là justement pour protéger notre fils, et on nous agresse d’emblée. De victimes, on s’est sentis coupables.
Comme elle le souligne à nouveau, son fils avait subi, du harcèlement verbal, "à savoir : t’es nul, t’es moche, personne ne t’aime". Il avait été poussé dans les escaliers, et puis ça avait été aussi au-delà. Il a été frappé, reçu des coups, c’était du harcèlement physique également.
Et il avait vécu aussi du harcèlement social, puisqu’il avait deux amies, de ce qu’il m’avait raconté, avec qui il était très proche. Et quand les deux garçons qui le harcelaient l’ont vu, ils ont été jaloux. Et tout de suite, ils ont dit aux filles : "si vous continuez, on va faire pareil, on va vous harceler. C’était pour l’isoler, et ça a fonctionné malheureusement ".
La lutte contre le harcèlement scolaire est l’affaire de tous.
Toute personne victime ou témoin de harcèlement est encouragée à ne pas garder le silence. Il est essentiel de signaler ces faits aux responsables scolaires, aux parents ou aux autorités compétentes sans délai.
En cas de harcèlement, voici les réflexes à adopter :
- Garder les preuves (messages, photos, témoignages)
- Parler à un adulte de confiance (enseignant, parent, conseiller)
- Contacter les services spécialisés pour bénéficier d’un accompagnement adapté
Pour toute situation urgente ou besoin d’écoute, appeler le numéro national d’aide : 3020 (numéro gratuit et anonyme dédié au harcèlement scolaire).
Ensemble, nous devons agir pour garantir à chaque enfant un cadre scolaire sûr, respectueux et bienveillant.