35 minutes de course folle, un kilomètre et demi à contre sens sur la 4 voies. Le conducteur sans permis du fourgon, écope de 2 ans et 2 mois de prison ferme.
"Le conducteur doit son existence grâce au sang-froid des gendarmes". Malgré le fourgon lancé droit sur eux, les militaires n’ont pas ouvert le feu, souligne le président du tribunal.
"Ce refus d’obtempérer a été d’une gravité exceptionnelle comme on en voit quand même rarement, 35 minutes de course poursuite, des risques qui ont été encourus, énorme. Heureusement qu’ils n’ont pas tiré ce jour-là, sinon l’auteur serait clairement décédé et ils auraient été en droit d’utiliser leur arme, l’auteur a délibérément essayé de les renverser pour prendre la fuite. Heureusement les gendarmes ont fait preuve de sang froid sans utiliser les armes", explique maître Guillaume Motos, avocat de la partie civile.
Les militaires ont tout tenté pour arrêter le conducteur. Herse, pneus crevés, le fourgon roulait sur les jantes, toujours à vive allure. L’un des gendarmes, en lançant la herse, a même failli être percuté.
Au début de l’audience, le conducteur s’est tourné vers les gendarmes et leur a présenté ses excuses.
"Il sait qu’il n’a plus le permis de conduire, lors d’un contrôle il y a eu l’affolement total, et il a fait ce qu’il ne fallait pas faire à savoir fuire et mettre en danger la vie des autres. Je pense qu’il en est conscient il a présenté des excuses aux gendarmes présents. Ses excuses étaient sincères", nous dit maître Iqbal Akhoun, avocat de la défense.
L’homme, âgé d’à peine 25 ans, se trouve en état de récidive légal. En novembre 2021, il avait été condamné pour des faits similaires.
Une situation que le président du tribunal relève avec un brin d’ironie, pointant la mémoire sélective du prévenu.