Cette annonce a relancé les inquiétudes concernant la propagation des maladies transmises par les moustiques, comme le chikungunya, la dengue ou le zika.
Le moustique tigre, un danger qui s’installe
La situation est préoccupante car il ne s’agit pas de cas importés, ce qui confirme l’implantation du virus sur le territoire.
L’arrivée de la maladie en Charente-Maritime a été provoquée par la forte présence des moustiques tigres, l’Aedes albopictus. Ce petit insecte, identifiable par ses rayures noires et blanches, est un vecteur potentiel de nombreuses maladies. Selon la déclaration de Véronique Vansieleghem, responsable du pôle Santé Environnement de l’ARS en Charente-Maritime, ces cas résultent des déplacements à l’étranger. Des résidents se sont rendus dans des zones à risque comme la Guadeloupe ou La Réunion. Ils auraient rapporté ces moustiques de là-bas.
À leur retour, certains voyageurs développent la maladie et sont devenus, à leur tour, des sources de contamination pour les moustiques locaux. "Ils déclarent la maladie sur le territoire, en métropole, et ils deviennent à leur tour un maillon d’une contamination potentielle", indique la professionnelle de santé au média ICI La Rochelle. C’est ainsi que des cas autochtones apparaissent, créant un cycle de propagation qu’il faut absolument briser.
La mobilisation pour enrayer la propagation
Pour limiter l’expansion, une surveillance active a été mise en place. L’ARS installe des pièges à moustiques dans les lieux à risque. Les zones ciblées sont les ports, les aéroports et les établissements de santé. Des campagnes de démoustication sont également organisées par le Conseil départemental. Les autorités appellent aussi à la mobilisation de tous : si vous repérez un moustique tigre, il faut le signaler aux autorités compétentes. La campagne de lutte contre le moustique se poursuivra jusqu’en novembre.
Malgré les efforts, l’ARS se montre prudente. Véronique Vansieleghem a déclaré sur ICI La Rochelle le 5 septembre que le chikungunya pourrait "fortement progresser si chacun ne met pas du sien". Elle insiste sur la responsabilité collective. Il est possible, selon elle, qu’il faille "apprendre à vivre avec le chikungunya". L’enjeu est de sensibiliser le public et de lui faire comprendre que la lutte contre ces maladies passe aussi par des gestes simples, comme le fait de ne pas laisser d’eaux stagnantes qui servent de nids aux moustiques.
Source : BFM TV