Une condamnation contestée
L’ancien chef de l’État a été condamné à cinq ans de prison, dont trois fermes. Le tribunal correctionnel de Paris a estimé qu’il existait une association de malfaiteurs. Cette sanction, assortie d’une exécution provisoire, entraîne une possible incarcération rapide. Nicolas Sarkozy a alors réagi dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. Selon lui, « l’accusation s’est effondrée » et aucun financement libyen n’aurait alimenté sa campagne présidentielle.
Une exécution provisoire jugée infondée
Concernant l’exécution provisoire, Nicolas Sarkozy exprime son incompréhension. Il déclare que « toutes les limites de l’État de droit ont été violées ». L’ancien président rappelle qu’il a toujours répondu aux convocations et coopéré avec la justice. Il souligne que « le PNF n’avait pas demandé une telle mesure », rapporte Le Figaro. À ses yeux, il s’agit d’une volonté d’humiliation plus que d’un risque de réitération ou de trouble public.
La question des preuves
Le procès repose notamment sur un document révélé par Mediapart. Nicolas Sarkozy rappelle que la justice a estimé qu’il s’agissait probablement d’un faux. Il en conclut qu’il existe « des faussaires et des manipulateurs ». Sur l’accusation d’association de malfaiteurs, il s’indigne. « On me condamne pour des délits dont j’ai été relaxé », a-t-il lâché. L’ex-chef de l’Etat insiste sur l’atteinte au bon sens et met en avant la souffrance de son entourage.
Un soutien politique et populaire
Nicolas Sarkozy affirme avoir reçu « des milliers de messages de Français ». Il dit être « bouleversé » par ces marques de soutien, qui lui donnent de la force. Plusieurs responsables politiques ont exprimé leur indignation face au jugement. « Ce qui est en cause, c’est l’État de droit », rapporte l’ancien président. Il a échangé avec le Premier ministre, le président de la République et le ministre de l’Intérieur, tous sensibles à cette situation.
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