Les mobilisations sont organisées en protestation contre les mesures budgétaires du gouvernement.
Des manifestations massives annoncées
Les principales organisations syndicales appellent à faire grève et à descendre dans la rue. Plus de 250 cortèges ont été déclarés dans toute la France. Les services de sécurité estiment que la participation pourrait dépasser les 400 000 manifestants, soit le double du 10 septembre. Cette affluence rappellerait les grandes journées de mobilisation contre la réforme des retraites en 2023, qui avaient rassemblé jusqu’à plus d’un million de personnes.
À Paris, le cortège syndical partira de Bastille à 14 heures, rejoindra Nation et traversera la place de la République. Les autorités craignent des blocages tôt dans la matinée, ainsi que des actions de sabotage visant les transports et les accès routiers.
Des risques de violences ciblées
Le ministre, démissionnaire de l’Intérieur et président des Républicains, a exprimé ses inquiétudes sur BFMTV. Il redoute une mobilisation « très forte » et « hybride », mêlant manifestants pacifiques et groupes violents. Selon lui, entre 5000 et 10 000 individus pourraient rejoindre les cortèges dans le but de provoquer des affrontements et des dégradations, animés d’une « haine antiflics ».
Cette présence de groupuscules radicaux représente un enjeu majeur pour les forces de l’ordre, mobilisées en nombre pour sécuriser les défilés.
Maintenir l’ordre tout en garantissant le droit de manifester
Dans une note envoyée aux préfets, Bruno Retailleau a demandé de préserver le droit fondamental de manifester tout en assurant la sécurité publique. Le gouvernement craint que la journée du 18 septembre ne devienne « noire », avec des perturbations massives et des violences sporadiques. Les autorités affirment vouloir éviter tout débordement tout en respectant la liberté de rassemblement.
La journée de jeudi s’annonce donc décisive, avec une mobilisation sociale d’ampleur et un dispositif sécuritaire renforcé sur tout le territoire.