Publiée le mardi 16 septembre, cette analyse montre une hausse du nombre d’élues entre 2014 et 2020.
Une avancée significative
L’égalité femmes-hommes devient un enjeu majeur de la vie politique locale, notamment en vue des élections municipales de 2026.
En avril 2021, la Caisse des dépôts recensait 505 700 élus municipaux en France. Parmi eux, 41,5 % étaient des femmes. Ce taux signe une hausse de 2,3 points par rapport au mandat précédent (2014-2020). Cette progression reflète les effets des règles de parité imposées dans les communes de plus de 1 000 habitants. Ces contraintes seront étendues aux communes plus petites lors du scrutin municipal de 2026, ce qui pourrait accentuer la tendance.
Des écarts persistants aux postes de responsabilité
Malgré cette avancée, les femmes restent minoritaires aux postes clés. Selon les informations de Franceinfo, elles représentent seulement 17,5 % des maires et 36,4 % des adjoints. Leur part grimpe à 40,9 % chez les conseillers municipaux indemnisés et atteint 45,8 % pour ceux non indemnisés. Selon l’économiste Laurent Soulat, coauteur de l’étude, l’accès aux fonctions de maire ou d’adjoint est plus fréquent après une longue expérience comme élu indemnisé. Or, les femmes disposent souvent de moins d’ancienneté que leurs homologues masculins, ce qui freine leur ascension.
L’effet générationnel et les règles renforcées
La féminisation observée depuis 2020 s’explique aussi par un renouvellement générationnel. De plus en plus de femmes nées après 1965 accèdent à des mandats locaux, remplaçant progressivement des générations où elles étaient peu présentes. L’étude mentionne également le durcissement des règles de parité en 2019, qui a contribué à accroître leur représentation. Dans les communes de plus de 1 000 habitants, les femmes constituent aujourd’hui 48,4 % des élus, contre seulement 37,6 % dans les plus petites.