Une réaction présidentielle ferme
"L’État de droit est le socle de notre démocratie", a insisté Emmanuel Macron dans un communiqué et sur le réseau X dimanche après les menaces proférées contre la juge ayant prononcé la condamnation de Nicolas Sarkozy. Le président a qualifié d’"intolérables" les attaques contre plusieurs magistrats, rapporte Tf1 Info. Selon lui, les menaces récentes ou anciennes doivent conduire à des poursuites rapides. "J’ai demandé aux ministres concernés d’agir immédiatement", a-t-il précisé, en appelant à la responsabilité collective.
Défense des principes judiciaires
Le président de la République a réitéré que "les décisions de justice peuvent être commentées, mais toujours dans le respect de chacun". Emmanuel Macron souligne que la contestation doit passer par les recours légaux. Il ajoute que "la présomption d’innocence comme le droit au recours demeurent essentiels dans un État de droit". Ces principes, rappelle-t-il, constituent la garantie d’une justice impartiale et équitable.
Ouverture d’enquêtes judiciaires
Deux enquêtes ont été ouvertes vendredi par le parquet de Paris. Elles concernent les messages menaçants adressés à la présidente du tribunal. Cette magistrate a condamné Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, dont une partie ferme, dans l’affaire du financement libyen. Le Syndicat de la magistrature avait auparavant dénoncé le silence de l’exécutif. Les investigations doivent permettre d’identifier les auteurs de ces intimidations et d’engager rapidement des poursuites.
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L’État de droit est le socle de notre démocratie.
L’indépendance de l’autorité judiciaire, son impartialité comme la protection des magistrats qui la rendent, en sont les piliers essentiels.Les décisions de justice peuvent être commentées ou critiquées…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 28, 2025