Un modèle inspiré de l’Italie
Selon Bruno Retailleau, ces rassemblements ne doivent plus être considérés comme de simples infractions administratives. Lors du journal télévisé du 1er septembre, le ministre de l’Intérieur a cité l’exemple italien. Depuis trois ans, la législation y punit sévèrement les organisateurs de ces événements. Les peines peuvent atteindre six ans de prison et de lourdes amendes. Comme le rapporte le site Bfmtv.com, le ministre souhaite appliquer en France un dispositif similaire, afin de limiter ces fêtes illégales.
Rave-party en pleine zone incendiée
Le ministre réagissait en particulier à la tenue d’une rave-party dans les Corbières, région touchée par le grand incendie d’août dans l’Aude, une situation qui a fortement irrité les habitants. Dans la commune de Fontjoncouse, plus de 2.500 participants se sont rassemblés durant le week-end. L’événement s’est tenu dans une zone récemment ravagée par un incendie dramatique ayant détruit 16.000 hectares. Le sinistre a fait une victime et endommagé plusieurs dizaines d’habitations.
Bruno Retailleau réclame des sanctions sévères contre les organisateurs
Pour Bruno Retailleau, il est indécent de célébrer dans un territoire meurtri par le feu. Le ministre a estimé nécessaire de transformer cette infraction en délit, assorti d’une possible peine de prison. Selon lui, l’Italie prévoit jusqu’à six ans d’emprisonnement et des amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il a ajouté que les sanctions touchent d’abord les organisateurs, puis également les participants, avec des amendes pouvant atteindre environ 750 euros. Il a par ailleurs dénoncé l’existence d’"un supermarché de la drogue à ciel ouvert."