Des investitures déjà largement bouclées
Alors que le gouvernement joue sa survie, le Rassemblement national accélère ses préparatifs. Jordan Bardella affirme que 85 % des candidats sont déjà investis. Cette stratégie vise à répondre rapidement à une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale. Les dirigeants considèrent que le climat politique reste instable. Ils jugent nécessaire d’anticiper toutes les hypothèses. Ainsi, la rencontre de Marine Le Pen avec François Bayrou semble secondaire, l’essentiel se jouant ailleurs.
Une pression sur l’exécutif
Les responsables du parti rappellent que leur précédente demande de dissolution avait abouti. Ils espèrent maintenir une pression sur le chef de l’Etat. Jordan Bardella évoque un Emmanuel Macron imprévisible, dont les décisions échappent aux logiques habituelles. Pour Marine Le Pen, l’important est d’être opérationnel dès lundi. Le RN s’emploie à renforcer cette image de parti organisé.
Un regard tourné vers l’avenir
Marine Le Pen critique ouvertement la stratégie du gouvernement. Elle reproche à François Bayrou d’endosser un rôle d’alerte sans convaincre. "Il faut qu’il arrête de dire qu’il est un lanceur d’alerte. Personne ne pense que tout va bien", a-t-elle lâché. Le RN préfère concentrer son énergie sur l’étape suivante. Les instances du parti finalisent les choix dans les 577 circonscriptions. L’après-Bayrou se prépare donc activement. Le parti entend transformer cette période de crise en opportunité politique.
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