Des engagements de transparence remis en question
Dès son arrivée à la tête de la mairie en 2014, Anne Hidalgo avait affirmé vouloir placer la transparence au cœur de son mandat. Un code de déontologie avait même été adopté en Conseil de Paris. Pourtant, plusieurs journalistes et associations pointent un accès limité aux documents de frais de représentation et de déplacement.
En 2017, une demande de consultation de ces notes avait été refusée. En 2021, trois associations avaient également essuyé un refus. En 2024, l’association Transparence citoyenne obtient des documents incomplets, malgré des décisions de justice et des avis favorables de la CADA.
Des dépenses qui interpellent
Selon Mediapart, Anne Hidalgo a engagé 84 200 € de frais de représentation entre 2020 et 2024. Les documents recensent deux robes Dior pour 6 320 € en 2024, un manteau Burberry à 3 067 €, ou encore une blouse Dior à 1 120 €.
Les voyages posent également question. Outre son déplacement controversé à Tahiti en 2023, d’autres voyages à New York ou Tokyo ne comportent pas toujours de justificatifs détaillés. Les frais des collaborateurs atteignent 400 000 € sur la période.
La défense de la maire de Paris
Le cabinet de la maire justifie ces dépenses en expliquant qu’elle représente Paris et la France à l’international. Selon lui, les vêtements sont réutilisés et les frais de représentation sont encadrés par des règles strictes. L’URSSAF aurait d’ailleurs validé les justificatifs produits.
Des explications qui laissent sceptiques les opposants, prompts à réagir depuis les révélations. Sur X, Aurélien Véron, du groupe Changer Paris, rappelle qu’aucun mandat spécial n’a été voté pour ces déplacements.
Source : 20minutes.fr