Des gestes et insultes répétés
Les faits ont eu lieu à Croissy-sur-Seine, une commune française du département des Yvelines. D’après les informations relayées par le site Leparisien.fr, les actes rapportés concernent des injures récurrentes, des gestes obscènes, des menaces et des dégradations. Selon la plaignante, sa voisine, Marina D., aurait à plusieurs reprises insulté ses fillettes de 8 ans et leur aurait adressé des doigts d’honneur. L’une des enfants aurait même été traitée de "salope" et de "pouffiasse." La mère de famille ajoute qu’elle s’inquiète pour la sécurité de ses enfants.
Les accusations croisées
A l’audience, la prévenue a réitéré des accusations de viol à l’encontre du père des enfants. Ces déclarations avaient déjà été portées devant la justice, mais la plainte initiale a été classée sans suite. Marina D. affirme maintenir ses propos. La femme de 55 ans évoque des intrusions et un harcèlement technologique supposé : "Je sais très bien ce que j’ai vécu et je m’en souviens à la minute près. Ce monsieur est un pervers. Il a un comportement déviant dès que sa compagne est absente."
Une personnalité fragile
Marina D. a expliqué que ses difficultés avec l’alcool et ses séjours en hôpitaux psychiatriques, évoqués par son fils aîné, étaient derrière elle. Elle a précisé avoir été hospitalisée une seule fois, à sa demande, à la suite d’un burn-out et d’une période de fragilité après son divorce, et qu’elle avait réglé ses problèmes d’alcool. Son casier judiciaire indique toutefois une suspension de permis en 2024 pour conduite en état d’ivresse.
"Conflit de voisinage exacerbé"
L’expert qui a examiné la femme a relevé une "sensibilité" et des "idées paranoïdes liées au voisinage", sans constater d’altération ou d’abolition de son discernement. La procureure a résumé la situation comme un conflit de voisinage "vraiment exacerbé." Les certificats médicaux font état de crises d’angoisse et de cauchemars pour la mère et ses trois filles, auxquelles un médecin a délivré deux jours d’ITT.