Une enquête judiciaire sous tension
Vingt-deux ans après la disparition d’Estelle Mouzin, la justice doit statuer sur la responsabilité éventuelle de l’État dans la conduite des investigations, rapportent les médias nationaux comme France 24 et Le Figaro. Le père de la fillette considère que des manquements graves ont freiné la recherche de la vérité. L’affaire, marquée par de nombreux rebondissements, a connu une succession de magistrats et un traitement critiqué pour son manque de rigueur. Le nom de Michel Fourniret, pourtant évoqué dès les débuts, n’a été pleinement retenu qu’en 2020, bien après ses condamnations pour d’autres crimes. Décédé en 2021, il n’a jamais été jugé pour la disparition d’Estelle, dont le corps demeure introuvable.
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Responsabilité et réparation réclamées
L’instruction a abouti fin 2023 à la condamnation de Monique Olivier, complice de plusieurs crimes commis avec son ex-mari, incluant celui attribué à Estelle. Pour le père, cette reconnaissance judiciaire arrive trop tard. Il réclame réparation pour le préjudice moral et matériel subi, avec une demande chiffrée à plusieurs centaines de milliers d’euros. Au-delà de son combat personnel, il défend une cause collective : rappeler que de nombreux dossiers similaires restent marqués par des lenteurs et des failles structurelles de la justice française.
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