La juge ayant prononcé le verdict est particulièrement visée par des attaques et des menaces graves.
Des attaques ciblant les juges
Invitée sur Bfmtv, la procureure générale de Paris a déploré un climat de haine visant directement les magistrats, en particulier la présidente du tribunal qui a prononcé la décision. Après l’annonce du jugement de Nicolas Sarkozy, cette dernière a fait l’objet de menaces explicites et de multiples actes de cyberharcèlement.
Un déferlement de haine en ligne
Selon Laure Beccuau, une enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la haine en ligne. Vingt-quatre signalements concernant des propos violents ont déjà été enregistrés. Les attaques incluent des menaces de mort, des appels à des violences extrêmes et la diffusion d’images dégradantes. La juge a dénoncé des comportements « ignominieux » et rappelé que l’anonymat sur les réseaux sociaux n’empêchait pas les identifications. Elle a averti que les auteurs seraient retrouvés et poursuivis.
Des rappels à la responsabilité
Lundi 29 septembre, sur RTL, Jean-François Bohnert, chef du Parquet national financier, a tenu à rappeler que les procédures engagées contre l’ancien président ne relevaient d’aucune animosité personnelle. Selon lui, la justice n’a « aucun compte à régler » avec Nicolas Sarkozy et agit uniquement dans le cadre de la loi. De son côté, la plateforme X, ex-Twitter, a déclaré collaborer avec les forces de l’ordre. L’entreprise affirme disposer de protocoles précis pour supprimer les contenus illicites et transmettre les données nécessaires aux enquêtes menées dans l’Union européenne.
Une justice sous pression
Cette affaire illustre les tensions grandissantes entre institutions judiciaires et opinion publique dans un climat de défiance amplifié par les réseaux sociaux. Pour Laure Beccuau, les attaques contre les magistrats ne menacent pas seulement les personnes visées mais affaiblissent aussi l’autorité de la justice. À travers ce discours, elle appelle à défendre l’indépendance des juges et à sanctionner fermement les dérives numériques.