Vendredi 12 septembre, l’agence de notation Fitch a abaissé la note de la dette à long terme de la France, passant de AA- à A+. Ce déclassement signifie que la France quitte le cercle des émetteurs considérés comme ayant une dette « de haute qualité » pour entrer dans une catégorie jugée plus vulnérable.
Dans son communiqué, Fitch justifie sa décision par la dégradation continue des finances publiques. Le déficit public est estimé à 5,4 % du PIB en 2025, et la dette pourrait atteindre 121 % du PIB en 2027, sans perspective claire de stabilisation. L’agence estime que cette dynamique réduit la capacité de l’État à faire face à d’éventuels chocs économiques futurs.
Fitch pointe également l’instabilité politique actuelle, marquée par la chute du gouvernement Bayrou et la nomination précipitée de Sébastien Lecornu à Matignon. Selon l’agence, cette situation complique la mise en œuvre d’une politique budgétaire rigoureuse.
Le ministre de l’Économie démissionnaire, Éric Lombard, a réagi sur son réseau social X en déclarant « prendre acte » de la décision, tout en soulignant la « solidité de l’économie française ». Il a assuré que le nouveau gouvernement travaille à rétablir la trajectoire budgétaire à travers un dialogue avec les forces politiques.
Cette dégradation pourrait ne pas être la dernière. D’autres agences, comme Moody’s et Standard & Poor’s, doivent à leur tour actualiser leur évaluation de la France d’ici fin novembre.