Conditions de travail sous tension
A partir de ce mardi 30 septembre, les salariés de France Travail à Mayotte se mobilisent. Selon les syndicats FSU-Emploi et CFDT, le climat social s’est détérioré. Ils pointent des conditions de travail jugées intenables et une qualité de service en recul. Le préavis de grève réclame un renforcement des effectifs. Les syndicats exigent des recrutements stables, avec des titulaires plutôt que des contractuels. « Nous alertons depuis longtemps sans réponse », indique un représentant syndical. La situation reflète, selon eux, une absence de dialogue social crédible au sein de l’institution.
Une surcharge de travail
Les effectifs sont aujourd’hui de 63 agents pour 19 015 inscrits. « Nous ne pouvons plus suivre », déclare Jonathan Joseph, secrétaire général de FSU-Emploi. Il souligne que la loi pour le plein-emploi accentue la pression. L’inscription automatique des bénéficiaires du RSA ou des jeunes suivis par les Missions Locales accroît le nombre de dossiers. Les salariés doivent aussi répondre aux sollicitations extérieures, ce qui alourdit la charge quotidienne. Selon Mayotte La1ère, le personnel se dit épuisé. Les syndicats affirment que l’organisation actuelle rend impossible un accompagnement efficace des demandeurs d’emploi.
Des revendications fermes
Au-delà du manque de moyens, les syndicats demandent des changements dans la direction locale. Ils souhaitent le départ du directeur régional et du directeur territorial, accusés d’ignorer les alertes. « Ces responsables n’ont pas agi pour améliorer la situation », soutient un représentant de FSU-Emploi. Les agents estiment que la continuité du service public est menacée. Pour eux, seule une réorganisation profonde permettrait d’apaiser le climat. La grève illimitée traduit donc une colère durable. Le conflit pourrait s’installer si aucune mesure concrète n’est engagée rapidement par la hiérarchie.
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