Une progression fulgurante du VIH
Depuis début septembre, les hôpitaux de Mahajanga enregistrent six nouveaux cas de SIDA chaque semaine. Le ministre malgache de la Santé Zely Randriamanantany a exprimé son inquiétude face à cette recrudescence. En mai, Onusida avait déjà alerté sur une hausse alarmante des contaminations. À Madagascar, la région de Boeny est particulièrement touchée. Les services hospitaliers rappellent qu’ils relevaient autrefois un seul cas tous les six mois. Cette accélération place désormais la Grande Ile parmi les plus concernés au monde, aux côtés de l’Indonésie, selon Madagascar-Tribune.
Impliquer les familles dans la prévention
Face à cette situation alarmante, le ministre de la Santé appelle à une implication accrue des familles. Il estime que l’éducation sexuelle doit commencer au sein des foyers. Selon lui, les parents doivent parler ouvertement de sexualité pour limiter les risques. Il encourage également les communautés religieuses et éducatives à sensibiliser les jeunes. Cette démarche vise à freiner la propagation rapide du virus parmi les adolescents. Les autorités insistent sur la nécessité d’une action collective et coordonnée pour éviter une aggravation de l’épidémie dans les années à venir.
Des soutiens internationaux en recul
Cette crise survient alors que USAID a cessé ses financements. Ce programme soutenait notamment le PEPFAR, qui a sauvé 26 millions de vies en vingt ans en Afrique. La fin de cette aide pourrait fragiliser davantage les systèmes de santé africains. D’après Défimédia, cette décision compromet les efforts de prévention du VIH. L’Express de Madagascar rappelle qu’entre 2010 et 2025, les infections ont grimpé de 151 %. Les décès liés au sida ont, eux, bondi de 279 %. Ces chiffres illustrent l’urgence d’une mobilisation internationale accrue.
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