Un moment historique pour Madagascar. Les manifestants anti-régime, appuyés par les soldats du CAPSAT, ont investi la place du 13 mai. Ce samedi matin, les militaires ont appelé les forces de sécurité à déposer les armes et à protéger les civils.
"On est vraiment heureux, on est fatigué, épuisé, je suis blessé, mais heureux. On espère avoir quelqu’un qui aime vraiment son pays au pouvoir. On va avancer ensemble et construire un bel avenir pour Madagascar", témoigne un manifestant.
"La prise de conscience des militaires pourrait raviver la flamme de la révolution. Le ralliement des militaires est un nouveau souffle pour la lutte".
Le président Andry Rajoelina n’a pas encore pris la parole. Depuis le début des manifestations le 25 septembre dernier, au moins 22 personnes ont été tuées et plus d’une centaine blessées sont à déplorer.
Dans un communiqué, l’ambassade de France à Madagascar "conseillé d’éviter tout déplacement et de rester à son domicile".
Cet appel à la rébellion, redonne de l’espoir à une partie de la population, mais aussi à la diaspora malgache chez nous. Un nouveau rassemblement s’est tenu cette après-midi sur le parvis des droits de l’homme, à Champ-Fleuri.