L’appui des institutions multilatérales
Le Trésor public de Madagascar prévoit plus de 22 000 milliards d’ariary (4 273 000 euros) mobilisés d’ici 2027, dont 68,6 % issus de financements étrangers. La dette publique a déjà atteint 8,5 milliards de dollars en 2023, avec 64,2 % détenue hors du pays. Banque mondiale, FMI et Banque africaine de développement regroupent plus de la moitié de ces créances. Leurs prêts concessionnels allègent la charge financière, mais exigent rigueur dans la gouvernance et la gestion des finances publiques, rapporte Midi Madagasikara.
Les créanciers bilatéraux en retrait
Les partenaires bilatéraux contribuent moins au financement global, mais leur rôle demeure stratégique. La Chine privilégie les grands chantiers d’infrastructures, le Japon soutient des projets sociaux et techniques, tandis que la France cible le développement durable et l’appui institutionnel. À l’inverse, la contribution américaine s’est réduite après la fermeture de l’USAID en 2025. Les aides venues de Washington se concentrent désormais sur des interventions humanitaires ponctuelles, sans financement direct du développement à long terme.
Entre opportunité et dépendance
Le gouvernement fixe un plafond de 15 656,5 milliards d’ariary (3 millions d’euros) d’emprunts extérieurs pour 2025 afin de maîtriser la dette. Près de 80 % de ces financements seront concessionnels, ce qui place Madagascar parmi les pays africains les mieux notés pour leur gestion. Toutefois, cette dépendance entraîne des conditions strictes, qui limitent la marge de décision nationale. L’enjeu est donc clair. Il faut sécuriser les ressources extérieures, tout en évitant une dépendance excessive.
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