Communiqué :
La Présidence de la République condamne fermement la décision prononcée par La Haute Cour Constitutionnelle, prétendue rendue hier 14 Octobre 2025 à 09h00, selon la publication à 17h45 sur le site internet de la Haute Cour Constitutionnelle.
Cette décision entachée de multiples vices tant sur le fond que sur la forme est illégale, irrégulière et inconstitutionnelle. Cet acte est incontestablement de nature à porter atteinte aux fondements de la République, à la stabilité de l’ordre constitutionnel et à l’Etat de droit.
La saisine introductive effectuée par le Vice-Président de l’Assemblée nationale en date du 13 octobre 2025 est d’une irrégularité manifeste, du fait que le requérant n’est ni habilité ni qualifié pour saisir la Haute Cour Constitutionnelle. Cela étant réservée aux Chefs d’Institution de la République. Ladite saisine aurait dû être frappée d’irrecevabilité.
Ainsi, les membres de la Cour ont été convoqués le 14 Octobre à 9h00 pour siéger collégialement dans le cadre d’une réunion administrative dont l’objet n’a pas été communiqué préalablement.
Cette séance qui a réuni 08 Hauts Conseillers en présentiel et 01 à distance a été convertie en Chambre d’audience à la décision du Président de cette institution. Trois requêtes ont été présentées sans donner aux juges constitutionnels le temps d’apprécier et d’étudier le dossier comme il se doit.
Une première suspension de l’audience a eu lieu de 10h00 à 11h00 en l’absence de certains membres de la Cour. L’audience a repris à 11h00 pour une deuxième suspension à 12h00. Le débat a repris à 15h00 portant sur la recevabilité de telles requêtes jusqu’à 17h00. A ce moment-là la Direction de la Sécurité de la Haute Cour a sommé l’ensemble des juges constitutionnels à vider les lieux sans avoir délibéré sur l’objet de la requête, suite à l’arrivée imminente des factions militaires en direction du Palais Présidentiel d’Ambohitsirohitra à proximité de la Haute Cour.
Les Hauts Conseillers ont été évacués d’urgence avant d’avoir clôturé le débat, procédé à la délibération et signé, par peur d’atteinte à leur intégrité physique. Les juges constitutionnels disent également avoir été menacés. Ainsi, ils n’ont pas eu l’opportunité de rendre sereinement une décision avec discernement et avec les éléments suffisants pour statuer en leurs âmes et consciences.
La décision qui a été publiée par la Haute Cour n’a pas été rendue en bonne et due forme tel qu’exigé par les règles de procédures devant la Cour.
Ainsi, la décision laisse supposer l’existence d’actes de corruption. Cela ouvrirait la voie vers la rupture avec l’ordre constitutionnel avec toutes les conséquences de droit.
Nous tenons à rappeler que le Président de la République, Président en exercice de la SADC Andry RAJOELINA a toujours continué d’assurer ses fonctions en vertu des pouvoirs constitutionnels qui lui sont conférés.
En ce sens, nous condamnons fermement la décision infondée prise par la Haute Cour Constitutionnelle, ainsi que la prise de pouvoir par la force effectuée par une faction militaire.
La Présidence de la République adresse un message solennel à la jeunesse Malagasy en particulier : Cette tentative de prise de pouvoir incarne l’exact contraire des valeurs qu’elle défend. Elle repose sur la violation manifeste de l’État de droit, piétine les principes démocratiques, et menace directement les efforts menés pour lutter ensemble contre la corruption, la pauvreté et pour renforcer la bonne gouvernance dans notre pays.