Un bâtiment gouvernemental endommagé et des civils tués
Entre samedi soir et dimanche matin, la Russie a lancé 810 drones et 13 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne. La majorité a été interceptée, mais certaines frappes ont atteint leur cible. À Kiev, le toit du bâtiment qui abrite le conseil des ministres a pris feu avant d’être maîtrisé par les secours. La Première ministre Ioulia Svyrydenko a confirmé que c’était la première fois que l’édifice gouvernemental était endommagé.
Comme le rapporte le site Laprovence.com, plusieurs quartiers résidentiels ont aussi subi des frappes. Une jeune femme et son bébé âgé de deux mois ont été tués.
Moscou revendique des cibles militaires, l’Occident hausse le ton
Au total, cinq personnes ont été tuées et une vingtaine ont été blessées dans l’ensemble du pays. L’armée russe a affirmé avoir ciblé des infrastructures militaires et industrielles, notamment des sites de production de drones. Les dirigeants occidentaux ont unanimement condamné l’attaque. Emmanuel Macron a fustigé une stratégie de "terreur", tandis que le Premier ministre britannique Keir Starmer a reproché à Vladimir Poutine de rejeter toute perspective de paix.
Les États-Unis ont promis un renforcement des sanctions et de nouvelles livraisons d’armes. Ils ont appelé leurs alliés européens à intensifier la pression économique.
Diplomatie bloquée et guerre prolongée
Sur le terrain, l’armée russe a annoncé de nouveaux gains dans la région de Dnipropetrovsk et a consolidé son contrôle sur environ 20 % du territoire ukrainien. Malgré des efforts diplomatiques récents, aucun terrain d’entente n’émerge entre Moscou et Kiev.
Vingt-six pays, réunis à Paris, se sont engagés à soutenir la sécurité de l’Ukraine, mais la Russie a réaffirmé son opposition à tout déploiement militaire occidental. Pour Volodymyr Zelensky, seule une réponse ferme et coordonnée de ses alliés peut freiner cette escalade.