Selon les informations du quotidien El Periodico relayées par Ouest-France, elle est restée plus de 48 heures aux urgences en attendant une place en service psychiatrique.
Des conditions de prise en charge critiquées
Les représentants syndicaux en Espagne évoquent le principal problème des hôpitaux : le manque chronique de lits en psychiatrie allonge considérablement les délais d’admission. En période estivale, certains malades auraient passé jusqu’à un mois aux urgences, et le délai moyen atteindrait quatre jours pour les autres patients.
Ces espaces ne sont pourtant pas adaptés aux personnes vulnérables, car ils ne disposent pas des dispositifs de sécurité spécifiques présents en psychiatrie : fenêtres verrouillées, couverts en plastique et encadrement spécialisé. Cette absence de conditions sécurisées augmente le risque pour les personnes présentant des tendances suicidaires.
Des alertes restées sans réponse
Les syndicats affirment avoir signalé à plusieurs reprises le danger que représente cette situation. Ils dénoncent un manque de moyens humains et matériels, rendant impossible la garantie de la sécurité des patients psychiatriques dans les box d’urgence. Ils appellent à des investissements urgents pour renforcer les équipes et créer de nouvelles places dans les unités psychiatriques afin d’éviter de nouveaux drames.
Pour l’instant, la famille de la patiente n’a pas engagé de procédure judiciaire contre l’hôpital. Mais ce drame soulève une question majeure : celle de la capacité des services d’urgence à protéger les personnes les plus fragiles lorsqu’elles sont laissées sans prise en charge adaptée pendant plusieurs jours.