Des impacts sur tous les secteurs
Le rapport de l’OMM, publié jeudi 18 septembre, indique que l’agriculture, la santé, l’énergie et les infrastructures subissent déjà les effets. D’après la secrétaire générale Celeste Saulo, la variabilité du cycle hydrologique s’intensifie, amplifiée par le changement climatique.
Sécheresse et fonte des glaciers
L’an dernier, année la plus chaude jamais enregistrée et qui a débuté par un épisode El Niño, seulement un tiers des bassins fluviaux de la planète ont présenté des valeurs "normales", tandis que toutes les régions glaciaires du monde ont enregistré des pertes dues à la fonte, selon ce rapport.
Le rapport estime que 450 gigatonnes de glace ont disparu, soit assez d’eau pour remplir 180 millions de piscines olympiques. Cette fonte entraîne une élévation du niveau de la mer de 1,2 mm et accroît les risques d’inondations côtières, rapporte le site Tf1info.fr.
Inondations et catastrophes liées à l’eau
Certaines régions d’Afrique ont été frappées par des pluies extrêmes en 2024, ce qui a causé environ 2 500 décès et le déplacement de 4 millions de personnes. L’Europe a connu ses inondations les plus importantes depuis 2013. L’Asie et le Pacifique ont enregistré des précipitations record et des cyclones tropicaux responsables de plus de 1 000 morts.
Accès à l’eau et surexploitation
Actuellement, 3,6 milliards de personnes manquent d’eau potable au moins un mois par an. Selon l’ONU, ce chiffre pourrait dépasser 5 milliards d’ici 2050. La quantité d’eau sur Terre reste stable, mais sa répartition change. La fonte accélérée des glaciers et la surexploitation des nappes phréatiques accentuent les pénuries, indique Stefan Uhlenbrook, directeur de l’hydrologie de l’OMM.