Proposé par Donald Trump le lundi 29 septembre 2025, ce projet en vingt points vise à mettre un terme définitif aux hostilités déclenchées par l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas.
Une proposition américaine en vingt points
Le 30 septembre 2025, le Hamas a entamé l’étude d’un plan de paix présenté la veille par Donald Trump. Ce document, élaboré par la Maison Blanche, comporte vingt mesures destinées à mettre un terme définitif au conflit débuté le 7 octobre 2023, lorsque l’attaque du mouvement islamiste contre Israël avait provoqué des dizaines de milliers de morts et dévasté Gaza. Malgré deux trêves avortées, Washington espère convaincre les parties de signer un accord durable. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, en déplacement à Washington le 29 septembre, a exprimé un soutien mesuré, tout en rappelant que l’armée pourrait poursuivre ses opérations si le Hamas refusait le texte.
Réserves des acteurs régionaux
Une source proche du Hamas a confirmé le lancement de consultations internes, qui devraient se prolonger plusieurs jours. Le Qatar, médiateur aux côtés des États-Unis et de l’Égypte, a affirmé que l’organisation prenait le projet au sérieux et a annoncé une rencontre avec le Hamas et la Turquie dans la soirée. Doha a par ailleurs déclaré avoir reçu des assurances américaines et israéliennes concernant sa sécurité. Pourtant, la position israélienne reste floue : dans une vidéo publiée le 30 septembre, Netanyahou a indiqué que l’armée resterait « dans la majeure partie de Gaza », contredisant l’idée d’un retrait progressif prévue par le plan.
Entre espoir et scepticisme
Le projet américain prévoit un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages sous 72 heures, le désarmement du Hamas, puis le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF). Gaza serait administrée par une autorité transitoire supervisée par un « comité de la paix » dirigé par Donald Trump, avec la participation annoncée de Tony Blair. Israël libérerait 1 700 détenus arrêtés depuis l’attaque du 7 octobre et 250 prisonniers condamnés à perpétuité. Mais sur le terrain, le scepticisme domine. À Gaza, des habitants estiment ce plan irréaliste et dénoncent des conditions jugées inacceptables.
Israël pas encore convaincu
Les frappes israéliennes se poursuivent : le 30 septembre, cinq personnes ont été tuées près d’un centre de distribution d’aide. L’armée a affirmé avoir ciblé plus de 160 positions liées au Hamas. Le Forum des familles d’otages en Israël a qualifié la proposition « d’accord historique », même si une partie de la population craint une nouvelle désillusion après plusieurs tentatives avortées. Pendant ce temps, l’extrême droite israélienne, représentée par Bezalel Smotrich, rejette catégoriquement le projet, qualifié d’« échec diplomatique ».
Source : Ouest-France