Réactivation des sanctions
Après dix ans, l’ONU a rétabli ses sanctions contre l’Iran. Samedi 27 septembre, dans la soirée, le Conseil de sécurité de l’organisation a rétabli un embargo sur les armes et plusieurs mesures économiques. Européens et Américains ont rappelé que la diplomatie restait ouverte. Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a appelé Téhéran à négocier directement et de bonne foi. Les ministres européens ont affirmé leur volonté d’empêcher le développement de toute arme nucléaire.
Réaction de Téhéran
Comme le rapporte Le Figaro, le ministère iranien des Affaires étrangères a promis une réponse "ferme et appropriée" face aux sanctions. Téhéran estime que ces mesures sont "juridiquement infondées" et refuse qu’elles soient reconnues. Le président iranien Massoud Pezeshkian a rejeté une exigence américaine qu’il considère "inacceptable" concernant la remise totale de son uranium enrichi.
Uranium enrichi à 60%
Selon l’AIEA, l’Iran enrichit actuellement de l’uranium à 60%, proche des 90% nécessaires pour une bombe nucléaire. Les experts européens estiment que les 440 kilos actuels pourraient produire huit à dix armes nucléaires si l’enrichissement se poursuivait. Téhéran affirme que son programme est uniquement civil, notamment pour produire de l’électricité.
Tensions diplomatiques
L’E3 – Royaume-Uni, France et Allemagne – a déclenché le mécanisme de "snapback" fin août. La Russie et la Chine ont proposé en vain de prolonger le JCPOA de six mois. Selon Sergueï Lavrov, le rétablissement des sanctions est "légalement invalide."
Avant même l’application complète, les sanctions provoquent déjà une hausse du taux de change et des prix. Les Iraniens craignent aussi une escalade militaire, notamment après les frappes israéliennes et américaines de juin.