Une opération militaire annoncée
Mercredi 3 septembre, un responsable militaire a estimé qu’un million de Palestiniens pourraient fuir vers le sud du territoire. Selon les informations relayées par le site Lefigaro.fr, Israël affirme vouloir établir une zone humanitaire allant des camps du centre jusqu’à al-Mawassi, à l’est et au sud de Gaza. Selon l’état-major, les opérations ont pour objectif d’affaiblir durablement les forces du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007.
Mobilisation à Jérusalem
Après près de 23 mois de guerre, le gouvernement Netanyahou fait face à une forte contestation. À Jérusalem, des milliers d’Israéliens ont manifesté pour réclamer la fin du conflit et le retour des otages. Les familles concernées organisent trois jours de mobilisation à l’approche du 700e jour de guerre. Certaines s’opposent à une stratégie militaire qui, selon elles, compromet la sécurité des captifs.
Un discours de défiance
Des tensions ont éclaté près de la résidence du Premier ministre, où un incendie lié aux protestations a détruit une voiture. Benyamin Netanyahou accuse certains manifestants de menaces et de violences. Il a comparé leurs agissements à ceux de milices extrémistes. De leur côté, les proches d’otages estiment que le gouvernement sacrifie leurs familles.
Plus de 63.000 morts à Gaza depuis octobre 2023
La Défense civile palestinienne a recensé 62 morts mercredi dans les bombardements. Les images montrent des familles en deuil au milieu des ruines de Gaza-ville. L’AFP précise toutefois ne pas pouvoir confirmer ces chiffres en raison des restrictions imposées aux médias. Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, qui a causé 1.219 morts en Israël, la riposte militaire a provoqué plus de 63.700 décès à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.